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Parasitisme équin

Gérer le risque parasitaire au pâturage

Avec la pousse de l'herbe revient le risque parasitaire interne. Comprendre ce que le parasitisme digestif change pour votre cheval, et comment raisonner sa gestion au pâturage avec votre vétérinaire.

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Le risque parasitaire revient avec la belle saison

Avec le retour de la belle saison et de la pousse de l'herbe, c'est le risque parasitaire interne qui revient. Chez les équidés, la gestion du risque parasitaire au pâturage est un enjeu majeur pour les propriétaires.

Ce que le parasitisme digestif provoque

Non maîtrisé, le parasitisme digestif peut altérer la santé des équidés et grever les performances sportives. Il se manifeste cliniquement par :

  • de la diarrhée ;
  • des coliques et syndromes sub-occlusifs ;
  • le poil piqué ;
  • de l'amaigrissement ;
  • de l'anémie, en cas de parasites hématophages ;
  • une baisse de croissance chez les poulains ;
  • une sensibilité accrue aux autres maladies, liée à la baisse de l'immunité ;
  • une dégradation des performances sportives.

L'impact du parasitisme interne varie selon le niveau d'infestation, la conduite du pâturage, la résistance naturelle de l'individu et l'âge. En raison de leur immunité en construction, les jeunes sont les plus sensibles.

Trois leviers pour gérer le risque au pâturage

1. La conduite raisonnée du pâturage — temps de séjour sur les parcelles, rythme de rotation, chargement d'animaux à l'hectare, nature de la parcelle, temps de repos… Ce levier de gestion préventive du risque parasitaire est bénéfique et doit être utilisé, mais il entre en contradiction avec l'optimisation de la gestion de la pousse de l'herbe.

2. Les vermifuges conventionnels de synthèse — leur action, toxique pour les vers, réduit de manière importante les populations parasitaires pendant une durée qui dépend de leur effet rémanent. Lors d'un impact majeur du parasitisme, leur action curative est souvent indispensable. Depuis plus de trois décennies, leur usage s'est largement répandu : certains chevaux sont ainsi vermifugés quatre fois par an. Dès lors, des cas de plus en plus nombreux de résistance des parasites (ascaris, petits strongles…) aux anthelminthiques de synthèse, benzimidazoles majoritairement et lactones macrocycliques, sont apparus. Ces produits ne sont pas non plus sans risque pour les animaux, avec une perturbation du microbiote digestif, ni pour les écosystèmes, par leur action sur les insectes, la perturbation du recyclage des bouses et la pollution des eaux. L'objectif actuel est de les utiliser de manière raisonnée et non systématique.

3. Les plantes et les huiles essentielles fonctionnelles — le principe d'action est différent de celui des vermifuges de synthèse. Les phytonutriments ont une action physiologique favorable aux compétences biologiques de défense, au tonus, à l'appétit et à l'efficacité métabolique, qui permet aux animaux de mieux contrôler leur risque parasitaire. Les ruminants supportent ainsi mieux les parasites et s'infestent moins : ils sont moins vulnérables. Cette action, obtenue essentiellement par des plantes aromatiques et des plantes à tanins, contribue à créer un milieu digestif naturellement défavorable aux parasites — un phénomène que l'on observe chez les brebis et les chèvres qui mangent des buissons, du sainfoin riche en tanins ou de l'ail des ours. Elle reste toutefois moins intense et moins spécifique que celle des médicaments antiparasitaires.

Une expérimentation menée par le FIBL a mis en évidence une autre action favorable des plantes à tanins : l'éclosabilité des œufs de parasites est fortement diminuée lorsque les animaux en consomment. Les œufs sont toujours dénombrés dans la coprologie, mais le cycle des parasites est affecté négativement par les tanins des plantes. (source)

Ce que les constats de terrain imposent

Le recours aux vermifuges conventionnels de synthèse est largement répandu, aussi bien en curatif qu'en préventif. Cela s'est fait au détriment du développement de l'immunité parasitaire des équidés. Il en découle deux phénomènes :

  • une augmentation du risque de résistance des parasites aux vermifuges conventionnels de synthèse, déjà bien connue chez les équidés ;
  • une réduction des compétences fonctionnelles et immunitaires des chevaux face aux parasites.

Afin d'éviter de rentrer dans une impasse, il convient de préserver l'efficacité des molécules anthelminthiques de synthèse en les utilisant de manière raisonnée et avec parcimonie, et de recourir aux autres axes de gestion préventive, à savoir les plantes et huiles essentielles fonctionnelles, qui peuvent renforcer l'immunité naturelle des animaux. L'objectif à long terme est de développer les capacités naturelles de défense des animaux, afin qu'ils tolèrent et gèrent par leurs compétences fonctionnelles un parasitisme raisonné, sans que celui-ci n'impacte négativement leur santé ou leurs performances.

Mettre en œuvre la phytonutrition pendant la saison de pâturage

Les maîtres mots sont anticipation et régularité. La maîtrise du parasitisme gastro-intestinal débute dès le début de la saison de pâturage et se poursuit pendant toute la saison, avec des cures régulières de plantes aromatiques et de plantes à tanins, adaptées au risque parasitaire et au plan de pâturage.

  • Mix TanArom en granulés : la distribution se fait sur 10 jours, en mélangeant le Mix TanArom à des concentrés par exemple. Le renouvellement des cures est fonction du plan de pâturage, du niveau de risque d'infestation et de l'émergence de cas de résistance aux vermifuges conventionnels de synthèse.
  • Bassine GRP Pâturage : lorsque les animaux sont au pâturage en permanence, sans apport d'aliment concentré, la supplémentation individualisée devient difficile. On a alors recours aux bassines, laissées à disposition en libre-service 7 à 10 jours par mois. Une bassine GRP est distribuée 1 fois par mois pour 10 chevaux adultes.

Ces synergies de plantes à tanins et de plantes aromatiques contiennent notamment, pour le Mix TanArom, de l'ail, de l'écorce de chêne, de la tanaisie, du thym et de l'huile essentielle d'origan ; pour la bassine GRP, de l'absinthe, de l'anis, de la fougère et de la tanaisie, avec le thym. Elles créent des conditions non favorables au développement des parasites, stabilisent le microbiote, assainissent le milieu et régulent le transit, avec un effet favorable reconnu sur l'immunité générale, le tonus, l'appétit et la digestion.

Une question sur votre situation ? Nicolas, vétérinaire chez Gentiana, est disponible pour échanger avec vous.

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Article — Les feuilles de Gentiane

Apprendre à gérer le risque de parasites gastro-intestinaux chez les chevaux

L'article officiel dont est issue cette page, publié le 17/04/2026 par Gentiana PhytoLabo.

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Étude citée

Des feuilles de chêne contre les parasites des chèvres

L'expérience du FIBL sur les tanins et l'éclosabilité des œufs, citée dans l'article.

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Catalogue — Calaméo

Catalogue Gentiana — parasitisme digestif des chevaux

Le catalogue officiel à feuilleter en ligne (Calaméo), dès la page 7.

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